Louisiane
Fenêtre ou miroir? Le rôle des médias francophones.
Témoigner de la francophonie dans sa communauté tout en s’ouvrant sur le monde, c’est le défi des médias francophones. Entre la promotion de la culture et les débats politiques, comment L’Acadie nouvelle (Francis Sonier), Radio Nord-Ouest (Gisèle Bouchard) et Télé-Louisiane (Will McGrew) tissent-ils des liens avec leurs publics ?
Crédits
Production :
Centre de la francophonie
Réalisation :
Épisodes animées par Alexandra Diaz : Maude Petel-Légaré
Épisodes animés par Isabelle Lacasse : Nathalie Pelletier
Production déléguée :
Stéphanie Laurin
Création :
Coyote audio en collaboration avec Transistor Média
Le besoin de créer en français
Les artistes des Amériques portent leurs accents au théâtre, en spectacle, en chansons. Avec passion et sans gêne, ils créent dans un esprit de fierté et d’authenticité. Avec Anika Lirette, comédienne et animatrice résidant en Nouvelle-Écosse, Michel Bénac, chanteur du groupe franco-ontarien LGS, et Sam Craft, du groupe louisianais Sweet Crude.
Crédits
Production :
Centre de la francophonie
Réalisation :
Épisodes animées par Alexandra Diaz : Maude Petel-Légaré
Épisodes animés par Isabelle Lacasse : Nathalie Pelletier
Production déléguée :
Stéphanie Laurin
Création :
Coyote audio en collaboration avec Transistor Média
Marie Laveau
1801-1881
Louisiane (États-Unis)
Aperçu historique
Marie Laveau a vu le jour dans le quartier historique du Vieux Carré français de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Elle est la fille d’un planteur blanc et d'une femme d’origine africaine, affranchie de l’esclavage. Elle est donc libre.
Avec la révolution haïtienne de 1804 arrive à La Nouvelle-Orléans toute une communauté d’immigrants haïtiens qui fuient les hostilités : individus noirs libres ou planteurs blancs français accompagnés de leurs milliers d'esclaves. Cette communauté amène avec elle son héritage culturel et ses pratiques religieuses. Les nouveaux arrivants se mêlent à la communauté francophone de la Louisiane, ce qui contribue au mélange des cultures. La période est propice à la montée en popularité des pratiques de rituels vaudous. Marie Laveau sait tirer profit de cette vogue. Rapidement, elle devient la prêtresse vaudou la plus courue de La Nouvelle-Orléans.
Experte dans la mise en scène aux accents de spiritisme et dans la cueillette d’informations diverses, elle est une véritable femme d’affaires qui sait se débrouiller seule. Sa renommée transcende les limites du territoire louisianais, et son mythe persiste dans le temps.
Décédée en 1881, sa tombe est encore aujourd’hui très fréquentée par les touristes qui viennent lui déposer des offrandes en espérant s’attirer ses bonnes faveurs.
Récit et chanson en vidéo
Images d'archives
Suggestions de lecture de la Bibliothèque des Amériques
Joseph Beausoleil Broussard
1702-1765
Nouvelle-Écosse (Canada) – Haïti – Louisiane (États-Unis)
Aperçu historique
Joseph Broussard, connu sous le nom de « Beausoleil », est né en 1702 à Port-Royal, en Nouvelle-Écosse. Il possède un fort tempérament, fréquente les Micmacs, parle leur langue et combat les Anglais à leur côté. Comme l’a fait son père avant lui, il s’oppose à la domination anglaise. Il s’attaque aux troupes britanniques et participe régulièrement à des raids. Dès lors, sa tête est mise à prix par le gouverneur du Massachusetts, aux États-Unis.
Il évite la déportation du Grand Dérangement de 1755 en se cachant dans la forêt avec sa famille. Il continue de combattre les Anglais, luttant courageusement malgré des conditions peu favorables. Il mène le combat sur la terre et les eaux, se faisant corsaire pour attaquer les navires anglais. Contraint par la famine, il se rend aux autorités britanniques avec sa famille. Il est condamné à la prison. À sa libération, il part avec les siens s’établir à Saint-Domingue (actuel Haïti), mais repart rapidement pour aller vivre en Louisiane. Là, il est accueilli en héros par les nombreux Acadiens qui y ont été déportés.
Joseph Beausoleil Broussard représente l’esprit de résistance acadien. Son courage et sa ténacité ont encouragé les Acadiens à poursuivre leur lutte bien après sa mort. Il meurt en Louisiane en 1765.
Récit et chanson en vidéo
Images d'archives
Suggestions de lecture de la Bibliothèque des Amériques
Récits historiques des Amériques est une exclusivité présentée par le Centre de la francophonie des Amériques.
Qui est le plus fort?
Âge: 3 à 6 ans
Durée: 5 minutes
Auteure: Barry Jean Ancelet
Éditeur: Bouton d'or Acadie
Lu par: Barry Jean Ancelet
Musique: Glen Deveau
Région: Louisiane, États-Unis
Résumé du livre audio
Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas être…le plus fort! Alors, qui est le plus fort? La fourmi, le vent, le mur, l’arbre ou la neige? Ou serait-ce celui ou celle qui arrive à répéter cette charmante ritournelle cadienne?

À propos de l'auteur Barry Jean Ancelet
Barry Jean Ancelet (aussi connu sous son nom de plume, Jean Arceneaux) est né à Church Point (anciennement Pointe-à-l’Église) en Louisiane.
Écrivain, professeur et folkloriste américain et expert de la musique cadienne et du français cadien, il a occupé une chaire au Département de langues modernes et fut le premier directeur du Centre folklorique acadien et créole de l'Université de Louisiane. Il a écrit plusieurs textes dont des poèmes faisant partie du premier recueil littéraire cadien Cris sur le Bayou. Aux éditions Bouton d’or Acadie, il est auteur des albums Qui est le plus fort, Jean-le-chasseur et ses chiens, et co-auteur de l’ouvrage collectif B pour bayou: un abécédaire acadien.
Région de l'auteur

Louisiane
La francophonie en Louisiane : Un héritage vivant et dynamique
La francophonie louisianaise est profonde, riche et en constante évolution. Membre observateur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis 2018, la Louisiane redécouvre son patrimoine francophone grâce aux efforts du CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane).
Une histoire riche et diversifiée
L’héritage français en Louisiane remonte à 1682, quand René-Robert Cavelier de La Salle prend possession du territoire au nom de Louis XIV. Après plusieurs vagues de colonisation et de luttes territoriales, notamment après la guerre de Sept Ans, les francophones ont continué à préserver leur langue et culture, particulièrement dans les territoires à l’ouest du Mississippi.
Une communauté francophone en renouveau
Dans les années 1960, la Louisiane comptait près de 1 million de francophones, mais ce chiffre est tombé sous les 200 000 dans les années 2000. Aujourd’hui, la population francophone s’élève à plus de 250 000. Le renouveau de la langue se fait sentir grâce aux écoles d’immersion française qui accueillent de plus en plus d’élèves, et à une nouvelle génération de Louisianaises et de Louisianais qui s’engagent activement à préserver cet héritage.
La Louisiane et le multiculturalisme
La francophonie en Louisiane est composée de plusieurs groupes : les Créoles, les Cadiennes et Cadiens (ou Cadjines et Cadjins), les Créoles de couleur, les Autochtones comme les Houmas, et bien sûr les nouveaux arrivants et arrivantes francophones. Cette diversité culturelle enrichit l’identité francophone de l’État.
Un retour du français dans l’éducation
Depuis 1983, les écoles d’immersion française connaissent un succès grandissant avec plus de 5 200 élèves inscrits en 2019. Cependant, la demande dépasse largement l’offre, ce qui illustre l’intérêt croissant pour la langue et la culture françaises.
Quelques dates clés de l’histoire francophone en Louisiane :
1682
René-Robert Cavelier de La Salle fonde la Louisiane;
1699
Fondation du premier établissement français au fort Maurepas;
1718
Fondation de La Nouvelle-Orléans;
1763
Le traité de Paris divise la Louisiane entre l’Espagne et la Grande-Bretagne;
1803
Napoléon vend la Louisiane aux États-Unis;
1916
L’enseignement de l’anglais devient obligatoire;
1968
Création du CODOFIL;
2018
La Louisiane devient membre observateur de l’OIF.
Sources : Bureau du recensement des États-Unis, Jacques Leclerc (2019), Le Devoir (2019), Étienne Rivard (2016).
Des boursier(ère)s du Centre aux stages de l’ACELF 2024

Emmanuel Denoyelle, boursier, Lainey Pickett, bousière, Geneviève Mélançon, chargée de projets à la programmation au Centre, Nadine Virassamy, boursière, et Marie-Hélène Tanguay, directrice générale de l’ACELF.
Depuis plus de 10 ans, nous soutenons la participation de spécialistes de l'éducation en provenance de diverses régions des Amériques aux stages de perfectionnement en éducation et en construction identitaire de l’Association canadienne d'éducation de langue française (ACELF).
Cette année, deux participantes et un participant, tous de la Louisiane (États-Unis) ont été sélectionnés pour venir à Québec du 2 au 7 juillet 2024 et prendre part aux différents volets de cette formation.
Nadine Virassamy et Lainey Pickett, enseignantes au primaire, et Emmanuel Denoyelle, enseignant au secondaire, ont grandement profité de cette formation ainsi que des échanges avec les intervenants et les autres stagiaires. Grâce aux riches réflexions et aux connaissances acquises, ils repartent outillés avec des solutions gagnantes pour favoriser le bon développement de la construction identitaire chez les élèves.
Témoignage des boursières et boursiers
« Ce stage sur la construction identitaire a été exceptionnel. J'ai eu l'occasion de réfléchir profondément à mon identité francophone et à mon rôle de passeur culturel. Les stratégies et ressources acquises m'aideront, ainsi que mes élèves, à imaginer et construire une communauté francophone plus forte en Louisiane. »
Lainey Pickett, boursière
(Louisiane, États-Unis)
« Ce stage a été une expérience transformatrice qui a non seulement enrichi mes compétences professionnelles, mais a aussi renforcé mon engagement envers la promotion de la langue et de la culture francophones. »
Emmanuel Denoyelle, boursier
(Louisiane, États-Unis)
Les enseignantes et enseignants contribuent à l'essor et au dynamisme de la francophonie des Amériques. Nous sommes fiers de les outiller avec différents programmes et d'offrir de nombreuses ressources pédagogiques en ligne et gratuites!
Retour sur la 6e Université d’été
Du 22 au 27 mai 2023 à Lafayette (Louisiane, États-Unis), le Centre de la francophonie des Amériques, en collaboration avec l’Université de Louisiane à Lafayette, a rassemblé des participantes et participants provenant de différentes régions du continent pour la 6e édition de l’Université d’été sur la francophonie des Amériques.
L’Université d’été sur la francophonie des Amériques est une formation intensive qui s’adresse aux étudiantes et étudiants de 2e ou 3e cycle ainsi qu'aux professionnelles ou professionnels et permet le développement des connaissances en matière de francophonie dans les Amériques. C’est un lieu d’apprentissage, de conversations et d’échanges entre des spécialistes de renommée internationale et les personnes participantes.
Sélectionnés parmi près de 500 candidatures, les 50 participantes et participants provenaient du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, de l’Équateur, des États-Unis, d’Haïti, du Honduras, du Mexique, de la Martinique et du Pérou.
Visionnez une des conférences!
Vous pouvez dès maintenant visionner une des conférences captées durant l’Université d’été!
La conférence Les avantages économiques du bilinguisme : économie francophone à l’échelle internationale par Pierre-Marcel Desjardins, professeur à l’École des hautes études publiques, Université de Moncton (Nouveau-Brunswick, Canada).
Une semaine riche en contenu et en apprentissages
« Ce que j’ai appris à cet événement a changé certaines de mes perceptions et influencé ma façon de travailler et de vivre ma francophonie. Merci pour tout! »
- Témoignage d’une participante du Québec (Canada)
Pérennité et développements de la francophonie des Amériques était le thème central de cette édition. Ce thème a été étudié sous trois axes complémentaires : pluralité de la francophonie, économie et politique.
Pour cette édition, 25 spécialistes provenant du Canada, des États-Unis, d’Haïti et du Mexique ont partagé leur expertise en lien avec la thématique de la formation.
L’axe « Pluralité de la francophonie » a été abordé par Alexandre Wolff, responsable de l’Observatoire de la langue française, Richard Marcoux, directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone, Barry Ancelet, professeur émérite à l’Université de Louisiane à Lafayette, Anika Lirette, artiste de théâtre et de cinéma, Kettly Mars, autrice, Jourdan Thibodeaux, auteur-compositeur-interprète, Amanda LaFleur, professeure retraitée de Louisiana State University, Erin Segura, professeure à Louisiana State University et Herbert Wiltz, professeur de français à la retraite.
L’axe « Économie », a été traité par Pierre-Marcel Desjardins, professeur à l’École des hautes études publiques, Université de Moncton, Mavis Arnaud Frugé, campus culturel et d'immersion Saint-Luc, Lawson Ota, Fondateur de Tours by Marguerite, Lindsay Smythe, directrice de l’École St Landry, Ethel Côté, présidente fondatrice de mécènESS, Carole Freynet-Gagné, présidente d’Apprentissage Illimité, Joseph Dunn, Entrepreneur et guide, Plantation Laura, Étienne Alary, directeur général, Conseil de développement économique de l'Alberta.
Finalement l’axe « Politique », a été vu par Linda Cardinal, vice-rectrice adjointe à la recherche et professeure à l’Université de l'Ontario français, Haydée Silva, professeure titulaire à l’Université nationale autonome du Mexique, David Chéramie, auteur, chercheur et consultant culturel, Christine Verdin, enseignante de français et administratrice sur le conseil tribal de la tribu Pointe-au-Chien, Daisy Boustany, directrice du Musée régional de Rimouski et membre du groupe de recherche de l’UQAM sur l’accessibilité culturelle, Peggy Feehan, directrice générale au Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), et Martin Normand, directeur de la recherche stratégique et des relations internationales à l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne.
Une communauté accueillante
« Mon coup de cœur de cette Université d’été a été de voir les gens découvrir la Louisiane. J’aime beaucoup voir les gens entendre pour la première fois la musique, commencer à danser, goûter et savourer ce que l’on mange ici. C’est toujours très enrichissant de vivre cette expérience au travers des yeux des autres. »
- Témoignage d’un participant de la Louisiane (États-Unis)
Le Centre tenait à ce qu’un de ses programmes ait lieu pour la première fois à l’extérieur du Canada, particulièrement en Louisiane, un carrefour interculturel francophone unique.
Les partenaires locaux ainsi que les Louisianaises et Louisianais rencontrés ont réservé un accueil chaleureux et authentique à toute la délégation de l’Université d’été. Que ce soit lors des activités académiques, des visites sur le terrain ou encore pour les découvertes culturelles, toutes et tous garderont des souvenirs d’une francophonie louisianaise, riche, diversifiée et vibrante!
Un fort rayonnement médiatique
L’Université d’été sur la francophonie des Amériques a brillé dans la sphère médiatique partout au Canada, en Louisiane et ailleurs dans les Amériques. Plus d’une quinzaine d’entrevues et d’articles ont été réalisés par différents médias en français, en anglais et en espagnol.
Consultez la revue de presse
Témoignage vidéo
Apprenez-en plus sur les moments marquants de l'Université d'été!
L’exposition Migrations débute à la Biosphère de Montréal
Le Centre de la francophonie des Amériques a assisté au lancement de l’Exposition Migrations le 3 juin qui prend place jusqu’au 5 mai 2024 à la Biosphère de Montréal (Québec, Canada).
Fruit d’une collaboration entre la Biosphère/Espace pour la vie, Les Offices jeunesses internationaux du Québec (LOJIQ), GSI Musique, la fondation Jean-Paul Riopelle et le Centre de la francophonie des Amériques, cet évènement qui s’intègre aux célébrations entourant le 100e anniversaire de naissance de l’artiste Jean-Paul Riopelle rassemble les œuvres de 12 artistes francophones de la relève.
L’Amérique francophone rayonne par la participation de 8 artistes du Québec, 1 artiste du Nouveau-Brunswick et 1 artiste du Mexique. Influencées par la thématique des mouvements migratoires chère à Riopelle, les œuvres sélectionnées questionnent la façon dont les changements climatiques influencent concrètement la migration des êtres vivants tout en fragilisant les milieux habitables.
Une exposition à ne pas manquer si vous êtes de passage à Montréal au Québec (Canada). Lien vers la billetterie
Artistes invités par le Centre

Guillaume Adjutor Provost, un artiste interdisciplinaire, chercheur et éducateur du Nouveau-Brunswick.
Son diptyque intitulé Rat avec lettres d’éviction et Rat orphelin questionne notre rapport à l’étranger ou comment le monde naturel peut rapidement être considéré comme un indésirable lorsque ce dernier vient coloniser les milieux humains.

Itzel Velazco Pérez. Artiste multidisciplinaire originaire de l’État de Veracruz, au Mexique, ses collages cherchent à faire connaître les espèces d’oiseaux qui migrent dans la région de la Biosphère, ce qui, ultimement, pourrait contribuer à leur préservation.
Liste des autres artistes participant à l’exposition
Québec (Canada)
Alexis Aubin-Laperrière
Geneviève Cadieux-Langlois
Simon Émond
Estelle Frenette-Vallières
Gabrielle Lalonde
Pépite & Josèphe
Marwan Sekkat
Ann Simard
Sénégal
El hadji Ibrahima Ndiaye
France
Yassine Boussaadoun




































