Francophonie
Pierre-Esprit Radisson
1636-1710
France - Baie d'Hudson - Québec (Canada)
Pierre-Esprit Radisson naît en France vers 1636. Il a 15 ans lorsqu’il s’établit à Trois-Rivières. Il est peu après capturé par les Iroquois. Après l'avoir torturé, les Iroquois l’adoptent comme un frère. Ce sera le début d’une nouvelle vie qui va le conduire à travers des territoires inconnus des Européens.
Grâce à ses relations avec les Autochtones, il exploite une nouvelle voie navigable qui le mène vers la « mer salée » dans la baie d'Hudson. Il tente de s’y rendre en 1668 avec un équipage et des investisseurs anglais. Mais, il doit rebrousser chemin afin d’éviter le naufrage. Son beau-frère, Médard Chouart Des Groseilliers, qui est sur un autre navire, réussit quant à lui l’aller-retour. Les deux hommes sont considérés comme les cofondateurs de la célèbre Compagnie de la Baie d'Hudson.
Considérant avoir été trahi à la fois par la couronne française et britannique, il change d'allégeance à de nombreuses reprises. Il devient alors le coureur des bois le plus controversé de l’histoire du Canada.
Il rédige ses mémoires, Voyages of Peter Esprit Radisson, où il raconte sa vie parmi les Iroquois ainsi que ses nombreuses aventures. Son récit a inspiré de nombreux romans, des bandes dessinées et même une série télé. Pratiquement ruiné, il meurt à Londres, en juin 1710, entouré de ses nombreux enfants.
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Jeanne Mance
1606-1673
France – Montréal - Québec (Canada)
Aperçu historique
Jeanne Mance est née en 1606, à Langres, l’une des plus belles villes fortifiées de France. En 1642, elle fonde, en Nouvelle-France, l’établissement de VilleMarie, au nom de la Société Notre-Dame de Montréal. À sa fondation, l’entreprise montréaliste (les premiers Montréalais) a pour principale vocation de convertir des Autochtones à la religion catholique. Si Jeanne est profondément dévote, qu’elle prononce ses vœux de chasteté et que sa mission est avant tout religieuse, elle n’en demeure pas moins laïque.
La pionnière porte de nombreux chapeaux. Jeanne Mance est considérée comme cofondatrice de la ville de Montréal, au côté de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Alors que ce dernier est chargé du défrichage des terres, de la construction d’un fort et de la défense, Jeanne Mance assure la gestion financière de la colonie, recrute des colons-soldats et recueille les sommes nécessaires auprès de riches donateurs pour assurer la survie de la colonie. Puis, elle fonde l’Hôtel-Dieu de Montréal dès 1644, administre l’établissement et y officie en tant qu’infirmière. Elle sera également marraine de nombreux orphelins, victimes des guerres iroquoises et des épidémies.
Épuisée, mais sereine face au sentiment du devoir accompli, elle est inhumée en 1673 en l’église Notre-Dame de Montréal. En 2015, Jeanne Mance est reconnue « vénérable » par le Vatican.
À une époque où le rôle des femmes est peu mis en lumière, son rôle de cofondatrice de Montréal et de fondatrice de l’Hôtel-Dieu ne sera reconnu qu’en 2017, lors du 375e anniversaire de Montréal.
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Françoise-Marie Jacquelin
1602-1645
France - Nouveau-Brunswick (Canada)
Aperçu historique
Françoise-Marie Jacquelin serait née en France, à Nogent-le-Rotrou, en 1602, selon certains, en 1621 selon d’autres. Si l’on sait qu’elle est de confession huguenote (protestante), on connaît peu de choses d’elle avant son mariage avec Charles de Saint-Étienne de La Tour. Les célébrations de son mariage ont lieu dès son arrivée à Port-Royal en 1640. Son mari occupe alors l’un des trois postes de gouverneur de l’Acadie.
Les nouveaux mariés s’établissent au Fort La Tour, de l’autre côté de la baie des Français (Fundy), dans l’actuel Nouveau-Brunswick. L’Acadie vit alors une période trouble, et de nombreux conflits éclatent. Son époux, avec l’appui des protestants de Boston, est en guerre ouverte avec le seigneur Charles de Menou d’Aulnay, soutenu par les catholiques.
Grâce à ses contacts, à sa foi et à son courage, Françoise-Marie Jacquelin appuie son mari dans la lutte. Elle effectue de nombreux voyages en Angleterre, en France et à Boston pour rassembler des denrées et des hommes.
En 1645, alors que Charles de Saint-Étienne de La Tour est absent, le seigneur Charles de Menou d’Aulnay lance une attaque sur Fort La Tour. Malgré une lutte héroïque, Françoise-Marie Jacquelin doit capituler au bout de trois jours. Elle accepte de déposer les armes en échange de la promesse de Charles de Menou d’Aulnay d’épargner ses hommes, mais ce dernier trahit sa promesse. Ses hommes seront pendus devant elle. Elle meurt trois semaines plus tard en captivité, alors que son fils est expédié en France par son père pour parfaire son éducation.
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Étienne Brûlé
1592-1633
France - Québec (Canada) - Ontario (Canada)
Aperçu historique
Étienne Brûlé est né en France vers 1592. À 16 ans, il s’embarque pour la Nouvelle-France aux côtés de Samuel de Champlain. Il sera de la célèbre traversée de 1608 qui mènera à la fondation du poste de Québec la même année.
N’ayant jamais écrit ses mémoires, le parcours d’Étienne Brûlé est entouré de mystère. Il servira d’interprète aux Français auprès des nations autochtones, favorisant le commerce avec ceux-ci. Il est le premier Européen à fouler la région de l’Outaouais, la baie Georgienne, la Pennsylvanie et à parcourir quatre des Grands Lacs. Considéré comme le premier des Ontariens, il est un véritable pionnier du mode de vie des coureurs des bois.
Premier Français à habiter avec les Autochtones, il revêt les habits et adopte les coutumes des Hurons. Capturé par les Iroquois, Étienne Brûlé reconquiert sa liberté, puis est soupçonné de travailler pour les Anglais lors de la perte de Québec en 1629. Désavoué par Samuel de Champlain à la reprise du poste de traite, il meurt aux mains des Hurons, parmi lesquels il a vécu pendant près de 20 ans. Jean de Brébeuf, prêtre jésuite français missionnaire en Nouvelle-France, raconte que son clan adoptif l’a sacrifié sur le poteau de torture, pour des raisons restées inconnues.
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Marie Rollet
1580-1649
France – Québec (Canada)
Née en France vers 1580, Marie Rollet émigre en 1617, en Nouvelle-France. Son mari, leurs trois enfants âgés de quatorze, neuf et trois ans et elle-même sont réputés être la première famille de colons français à s’établir au Canada et à cultiver la terre.
Ils pratiquent l’agriculture, malgré les réticences et les embûches posées par les autorités coloniales. Avec sa famille, Marie Rollet défriche la terre sans bœuf ni charrue, faisant preuve d’une grande détermination. Elle se distingue rapidement par ses nombreuses compétences, soignant les habitants de la colonie et les Hurons de passage à Québec avec son mari Louis Hébert, qui est apothicaire. Elle enseigne aux enfants et s’occupe de nombreux orphelins, dont des orphelines autochtones.
Marie Rollet et sa famille démontrent à nouveau leur force de caractère en demeurant à Québec même durant l’occupation anglaise entre 1629 et 1632, alors que Champlain lui-même quitte le poste qu’il a fondé. Par sa nombreuse descendance, elle est l’aïeule de milliers de familles à travers l’Amérique du Nord. Tout cela lui mérite le titre de « mère de la Nouvelle-France ».
Elle meurt à Québec, en 1649, âgée de 69 ans.
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Samuel de Champlain
Vers 1570 - 1635
France, Québec (Canada)
Aperçu historique
Né en France, nul ne s’accorde sur l’année de la naissance de Samuel de Champlain. Il serait né entre 1567 et 1574.
Tous les historiens s’entendent toutefois sur les nombreuses compétences de cet explorateur à l’origine de la première colonie française permanente en Amérique (Port-Royal, en Nouvelle-Écosse) et de la fondation de Québec. Navigateur hors pair, il est également cartographe, soldat, explorateur, polyglotte, dessinateur, protégé du roi Henri IV et auteur de nombreux récits de voyages. Humaniste, il favorise l’échange, la curiosité, le respect des mœurs et des religions de chacun.
Samuel de Champlain est l’instigateur de l’alliance guerrière et commerciale entre les Français, Hurons, Algonquins et leurs nombreux alliés. Ils feront bloc face aux Iroquois, aux Hollandais et aux Anglais. Cette alliance est fondamentale pour la survie de la Nouvelle-France, et perdurera jusqu’à la conquête, voire au-delà.
Malgré les mille dangers auxquels le père de la Nouvelle-France s’expose tout au long de sa vie : nombreuses traversées transatlantiques, scorbut, rudesse du climat, malnutrition, expéditions guerrières… Il meurt dans son lit, le 25 décembre 1635, à Québec. Son lieu de sépulture demeure inconnu à ce jour.

Pour honorer sa mémoire, un timbre commémoratif, représentant l'Habitation de Québec, 1908

Un timbre imprimé au Canada montre Samuel de Champlain et une vue de Québec, dans le cadre du 350e anniversaire de la fondation de la Ville de Québec, en 1958. Banque d'images - CANADA - CIRCA 1958
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Affiche 33 millions de francophones et de francophiles
Nous vous présentons la répartition géographique des 33 millions de francophones et de francophiles des Amériques!
Vous êtes invité à la télécharger, l’imprimer et l’afficher dans votre classe!
Récits historiques des Amériques - Fiches pédagogiques
Les Récits historiques des Amériques de ces personnages francophones vous ont fasciné?
Faites-les découvrir à vos élèves!
Le Centre vous propose 4 fiches pédagogiques afin d’approfondir votre réflexion et votre compréhension de ces personnages « plus grands que nature ». Élaborées avec l’aide de Johanne Proulx, Conseillère pédagogique, elles tiennent compte du contexte historique des propos présentés.
Les activités proposées sont structurées par des objectifs d’écoute, de communication orale, de compréhension et de savoir-être/savoir-apprendre. Elles s’adressent à des élèves de niveau de français B1 à C1.
Cliquez sur chaque fiche pour télécharger son contenu!
Niveaux 6-9 (stade intermédiaire-avancé), échelle québécoise
B1+, B2-B2+ et C1 CECRL
Les francophones du Canada
Les francophones du Canada
Nous vous proposons une nouvelle ressource pédagogique gratuite qui s’adresse au personnel enseignant des écoles secondaires et collégiales visant à faire découvrir la diversité des cultures francophones et acadiennes du pays.
Récits historiques des Amériques
Des personnages plus grands que nature!
Les Récits historiques des Amériques présentent une série de vidéos sur une vingtaine de personnages francophones ou francophiles qui ont marqué l’histoire du continent.
À travers des contes, chansons, illustrations et suggestions de lecture, ces récits, accessibles à tous les âges, mettent en valeur l’impact de ces figures sur le fait francophone.
Ce projet a été réalisé en collaboration avec Alexandre Belliard, auteur-compositeur-interprète et passionné d’histoire.
Présentation des récits
Le sénateur René Cormier partage son coup de cœur
Fiches pédagogiques
Découvrez les Récits historiques des Amériques et partagez-les avec vos élèves ! Nous vous proposons quatre fiches pédagogiques pour approfondir la compréhension de ces personnages francophones. Elles incluent des activités sur l’écoute, la communication orale, la compréhension et le savoir-être. Élaborées avec l’aide de Johanne Proulx, Conseillère pédagogique, elles tiennent compte du contexte historique des propos présentés.
Les activités proposées sont structurées par des objectifs d’écoute, de communication orale, de compréhension et de savoir-être/savoir-apprendre. Elles s’adressent à des élèves de niveau de français B1 à C1.
Niveaux 6-9 (stade intermédiaire-avancé), échelle québécoise
B1+, B2-B2+ et C1 CECRL

























































