Nouvelle-Angleterre
Une semaine riche en rencontres en Ontario et au Maine
Du 30 septembre au 5 octobre 2025, l’équipe du Centre a été active sur le terrain : participation au congrès pancanadien de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), à une formation pour personnel enseignant au Maine (États-Unis) et rencontres de plusieurs acteurs de la francophonie à Toronto (Ontario).
L’allier de la francophonie!
Sylvain Lavoie, PDG du Centre, a rencontré, Normand Labrie, recteur de l’Université de l’Ontario français, Xavier Brassard-Bédard, PDG du groupe média TFO, ainsi que Marianna Simeone, cheffe de poste au Bureau du Québec à Toronto, et toute son équipe.
Ce fut l’occasion, non seulement d’échanger sur des pistes de collaboration, mais surtout de réaffirmer la valeur ajoutée du français pour le développement économique et l’importance de la langue comme vecteur de la culture. Plus que jamais, le Centre est un levier pour rassembler et mutualiser les actions de mise en valeur de la francophonie dans les Amériques.
Au service des enseignantes et enseignants!
En participant au congrès de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) et à une formation pour personnel enseignant au Maine (États-Unis), nous avons pu présenter nos nombreuses ressources pédagogiques en ligne et gratuites.
Ces activités ont été des moments privilégiés pour rencontrer les enseignantes et enseignants, d'échanger avec eux sur les enjeux et les défis de l'enseignement du français et de renforcer nos liens de coopération avec différentes associations et institutions impliquées dans la promotion de la langue et de la francophonie.
Une grande première pour la formation Penser et agir pour la démocratie

Du 11 au 13 septembre 2025 à Québec, nous avons tenu pour la première fois la formation Penser et agir pour la démocratie, qui a rassemblé une trentaine de jeunes du Canada (Colombie-Britannique, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec et Yukon), des États-Unis (Colorado, Illinois, Louisiane, Minnesota et New Hampshire), de la Guadeloupe, d’Haïti et du Mexique.
Cette formation se voulait un espace de réflexion, d’échanges et d’apprentissages autour de grands enjeux contemporains liés à la vie démocratique.
La conférence d’ouverture, prononcée par Jean-Louis Roy, historien, auteur et diplomate, a lancé la réflexion sur les défis actuels de la démocratie, en soulignant notamment l’importance de la participation citoyenne, en particulier celle des jeunes.
Cette intervention a donné le ton à une programmation riche sur trois jours, comprenant :
- Des ateliers sur le leadership;
- Une visite de l’Assemblée nationale du Québec ;
- Un panel sur l’état de la francophonie des Amériques, présenté par l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) Région Amérique ;
- Un atelier sur la désinformation générée par l’intelligence artificielle ;
- Une activité d’échange avec des parlementaires de l’APF ;
- Un panel sur l’engagement citoyen et politique ;
- Une conférence sur le rôle des médias dans une démocratie saine.
Les jeunes ont aussi travaillé à l’élaboration d’une résolution qui sera déposée à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) en janvier 2026, visant à faire entendre leur voix et affirmer leur volonté de contribuer activement à l’avenir de la démocratie.
Destinée à renforcer les connaissances et les compétences liées aux enjeux démocratiques, cette première édition a été marquée par la richesse des échanges, nourris par la diversité des points de vue et l’implication active de toutes et tous. Elle confirme ainsi la pertinence de l’initiative et ouvre la voie à d’autres rendez-vous pour continuer à penser et agir ensemble pour la démocratie !
Vidéos
Conférence d'ouverture
La démocratie au 21e siècle
Jean-Louis Roy
Historien, auteur et diplomate
Panel
Engagement politique et citoyen
Alicia Despins
Conseillère municipale, Ville de Québec
Ahdithya Visweswaran
Coordonnateur de la gouvernance, Jeunes diplomates du Canada
Conférence
Les médias : un outil essentiel à la démocratie
Josée Boileau
Chroniqueuse et auteure
Témoignages
Participantes et participants
Blanche Monabeka
(Colombie-Britannique, Canada)
Charles-Henri (Québec, Canada)
Leanna Rowley (New Hampshire, États-Unis)
Kathleen Mulawka (Québec, Canada)
Entrevues
Entrevue par Juliette Lefebvre, journaliste de Radio-Canada Québec, émission Première heure, 11 septembre 2025 avec Amélie Dunn (Louisiane, États-Unis), Lionel Harnais (Guadeloupe) et Léanne Perreault-Guérard (Québec, Canada)
L’héritage francophone aux États-Unis : du passé vers l’avenir

Visionnez en français
Visionnez en anglais
The Charter of the French language and its regulations govern the consultation of English language content.
Voyez ou revoyez le panel en ligne L’héritage francophone aux États-Unis : du passé vers l’avenir.
Les traces de l’héritage francophone aux États-Unis sont nombreuses et ses racines sont profondes. Que ce soit par les explorateurs français au 17e siècle, qui ont fondé des établissements dans les actuels États du Maine et Vermont et qui ont descendu le Mississippi jusqu'à son delta pour prendre possession du territoire au nom du roi de France. Ou encore par la « grande hémorragie » entre 1840 et 1930, alors que près d'un million de Canadiens français migrent vers les États-Unis à la recherche d'une vie meilleure, le français est toujours présent au fil des époques.
Comment valoriser ce passé? Quelles initiatives permettent de préserver l’héritage francophone? Comment assurer un plus grand rayonnement de la langue française et de la culture des francophones aux États-Unis? Ces questions sont notamment abordées lors de ce panel par les intervenantes, Anne Conway, directrice du Museum of Work & Culture (Rhode Island, États-Unis), Lisa Kahn, directrice du French Heritage Corridor Initiative et coprésidente du chapitre Chicago Midwest de la French Heritage Society (Illinois, États-Unis), et Agnès Ndiaye Tounkara, responsable du French Heritage Language Program (New York, États-Unis). Éric Bédard, historien et professeur à l'Université TÉLUQ (Québec, Canada), anime ce panel.
Panel animé par :

Éric Bédard
Historien et professeur à l'Université TÉLUQ (Québec, Canada)
Intervenant(e)s :

Anne Conway
Directrice du Museum of Work & Culture (Rhode Island, États-Unis)

Lisa Kahn
Directrice du French Heritage Corridor Initiative et coprésidente du chapitre Chicago Midwest de la French Heritage Society (Illinois, États-Unis)

Agnès Ndiaye Tounkara
Responsable du French Heritage Language Program (New York, États-Unis)
Cette activité est organisée par


Vous avez des questions?
Pour toutes questions concernant le panel, veuillez communiquer avec :
Geneviève Mélançon
Chargée de projets à la programmation
[email protected]
418 646-3300, poste 216
Sans frais : 1-877-646-3322
Louis Cyr
1863-1912
Québec (Canada) – Massachusetts (États-Unis)
Aperçu historique
Louis Cyr, réputé l’homme le plus fort de tous les temps, est né au Québec en 1863. À l’âge de huit ans, on raconte que son père l’envoie à la recherche d’un veau qu’il retrouve embourbé dans un fossé. Il réussit à le sortir seul. L’animal étant blessé, Louis Cyr décide de le porter sur son dos jusqu’à la ferme familiale située à plus de cinq kilomètres. Ses parents restent sans mot face à l’exploit de leur jeune fils.
Sa famille et lui émigrent au Massachusetts dès 1878, il a alors 15 ans. C’est à cette époque qu’il développe tranquillement sa réputation d’homme fort. Il organise plus tard des tournées et des démonstrations de force. Ses exploits le font connaître à travers le globe et le conforte dans le titre d’homme le plus fort du monde, toutes époques confondues.
Il meurt en 1912, à Saint-Jean-de-Matha, malade et épuisé. Il n’avait que 49 ans. Encore aujourd’hui, de nombreux records de Louis Cyr n’ont jamais été égalés.
Récit et chanson en vidéo
Images d'archives
Suggestions de lecture de la Bibliothèque des Amériques
Récits historiques des Amériques est une exclusivité présentée par le Centre de la francophonie des Amériques.
Tatchouk, le petit dinosaure qui avait soif
Âge: 3 à 6 ans
Durée: 6 minutes
Auteure: Jean-Claude Redonnet
Lu par: Julianna Nielsen
Régiona: Maine, États-Unis
Résumé du livre audio
Il y a fort longtemps que l’on n’a plus vu de dinosaure en Nouvelle-Angleterre. Est-ce depuis le jour où Tatchouk, le petit dinosaure qui avait très soif, est venu avec son ami Ptéro sur les belles plages du Maine?

À propos de l'auteur Jean-Claude Redonnet
Jean-Claude Redonnet, citoyen américain et français, est universitaire et ancien diplomate. Il est spécialiste de la francophonie, notamment en Amérique du Nord, et met son expérience au service de la pédagogie du français en situation d’immersion. Il a publié, en collaboration, Héritages francophones : enquêtes interculturelles (Yale University Press, 2010). Il s'est installé aux États-Unis à Falmouth, dans la région du Maine, où il poursuit ses recherches et son écriture, notamment dans le domaine de la littérature pour enfants et adolescents, avec Mirabel, chat globe-trotteur (2015), La fable de chien et chat (2018), My Market by the Bay (2019).
Région de l'auteur

Nouvelle-Angleterre
Aperçu de la francophonie en Nouvelle-Angleterre
Les francophones de la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, Rhode Island et Vermont) forment l’une des plus importantes communautés francophones des États-Unis. En 2010, 216 849 personnes déclaraient parler français à la maison, sans compter les 64 989 locutrices et locuteurs de créoles à base lexicale française.
Au 17e siècle, des explorateurs français, comme Samuel de Champlain, ont traversé la région, donnant son nom au Vermont. Après la guerre de Sept Ans et le traité de Paris en 1763, la région a été dominée par les Britanniques, mais la présence française y est restée marquante.
La migration des Canadiennes françaises et des Canadiens français (1840-1930)
Entre 1840 et 1930, la Nouvelle-Angleterre a vu l’arrivée massive de Canadiennes françaises et de Canadiens français qui fuyaient la pauvreté pour trouver une vie meilleure. Près d’un million de ces personnes venues du Canada français ont formé des « petits Canada » dans des quartiers à forte concentration francophone, ce qui a contribué à maintenir une identité culturelle forte.
Aujourd’hui
En 2010, environ 25 % de la population du Maine, 23,2 % de celle du New Hampshire et 23,9 % de celle du Vermont se déclare d’origine francophone. Le français reste une langue parlée à la maison dans ces États, bien que la proportion ait diminué au fil des années. Cependant, des villes comme Lewiston et Auburn (Maine), Biddeford (Maine) et Manchester (New Hampshire) conservent encore une forte présence francophone.
La francophonie en Nouvelle-Angleterre continue d’évoluer grâce à la diversité de ses populations : franco-américaines, acadiennes, haïtiennes et africaines. L’immigration européenne récente (belge, suisse, etc.) renforce cette richesse culturelle.
Initiatives et patrimoine
Les écoles d’immersion en français gagnent en popularité et des associations locales et des réseaux francophiles contribuent à maintenir et à promouvoir la culture francophone.
Quelques dates clés :
1609
Samuel de Champlain explore le Vermont;
1755
Déportation de 1 700 Acadiennes et Acadiens en Nouvelle-Angleterre;
1763
Le traité de Paris met fin à la guerre entre la France et la Grande-Bretagne;
1840-1930
Migration de près d’un million de Canadiennes françaises et de Canadiens français vers la Nouvelle-Angleterre;
2011
25 % des habitantes et habitants du Maine, du New Hampshire et du Vermont se déclarent francophones.
Sources : Bureau du recensement des États-Unis, Jacques Leclerc (2019), Étienne Rivard (2016)










