Guyane française
Formation réussie pour 42 jeunes leaders des Amériques!

Du 15 au 19 juin 2026, la 8e édition du Forum sur le leadership et l’engagement citoyen a rassemblé 42 jeunes leaders à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Provenant de 20 pays et territoires des Amériques, les participantes et participants ont pris part à une formation intensive axée sur le leadership, l’engagement citoyen et l’identité francophone. À travers ce parcours, ces jeunes de 18 à 35 ans ont acquis des connaissances théoriques et pratiques, développé leur capacité d’action et renforcé leur volonté de s’engager dans leurs communautés.
Le Forum a également permis aux participantes et participants de mieux se connaître et de tisser des liens durables, dans un esprit de collaboration et d’ouverture.
« J’ai l’impression que le Forum a changé quelque chose dans mon ADN » - Marilou Pilote, Territoires du Nord-Ouest
Une programmation tournée vers l’action
Les jeunes leaders ont plongé au cœur de réflexions essentielles sur le rôle du leadership dans la société. Dès les premières journées, la connaissance de soi, l’authenticité et l’intelligence émotionnelle ont été explorées comme fondements de leur engagement. L’entretien avec, Pauline Marois, première ministre du Québec (2012-2014) et chancelière de l’UQAM, et Pénélope McQuade, animatrice à Radio-Canada, a constitué un moment fort, permettant d’aborder concrètement les réalités du pouvoir, de la prise de décision et de l’engagement public.
Tout au long de la semaine, le Forum a proposé une immersion dans des enjeux sociaux, culturels et citoyens. À travers panels, témoignages et activités, les participantes et participants ont approfondi leur compréhension de diverses réalités, notamment celles des peuples autochtones et des dynamiques linguistiques. L’exercice des couvertures avec des facilitateurs innus et la projection du documentaire Parler Mal en présence de l’actrice et documentariste acadienne, Bianca Richard, ont notamment suscité des échanges riches, ancrés dans l’histoire, et les défis de la francophonie.
Les participantes et participants ont également pris part à des ateliers collaboratifs sur l’économie sociale, l’engagement local et le territoire qui ont mis en lumière l’importance d’agir collectivement et de valoriser la solidarité.
Les enjeux environnementaux ont également occupé une place centrale dans la programmation. Conférences et ateliers prospectifs ont amené les participantes et participants à réfléchir aux défis climatiques et à imaginer des communautés plus résilientes et durables, en soulignant l’importance d’un leadership mobilisateur et inclusif.
Une ouverture sur la démocratie et le rôle des médias
Le Forum s’est conclu par une visite de la Maison de Radio-Canada qui a profité de la présence de cette nouvelle cohorte de jeunes ambassadrices et ambassadeurs de la francophonie des Amériques pour les consulter sur leur façon de consommer l'actualité et de s'informer.
Un réseau engagé pour l’avenir
Pour les participantes et participants, ce Forum a été l’occasion de s’intégrer à un réseau dynamique de jeunes leaders engagés. Portées par cette expérience, ces personnes ces personnes poursuivront leur engagement en contribuant activement à leurs milieux et en faisant rayonner les valeurs de la francophonie.
Une semaine riche en contenu, en réflexions et en engagements, qui aura sans aucun doute des retombées durables aux quatre coins des Amériques!
Consultez la revue de presse du Forum
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Guyane française
La Guyane française :
Une région d’outre-mer aux multiples facettes
La Guyane française, département et région d’outre-mer (DROM), est juridiquement liée à la France. Le français y est la langue officielle, mais la région se distingue par une grande diversité linguistique et culturelle.
Un historique marqué par la colonisation
Habitée depuis plus de 7 000 ans par des peuples autochtones comme les Arawaks, Palikurs et Caraïbes , la Guyane est le premier territoire américain découvert en 1498 par Christophe Colomb. En 1500, l’explorateur Vincent Pinson y débarque, suivi de colons français dès 1503. La colonisation, encouragée par le cardinal Richelieu en 1626, est cependant confrontée à de nombreux échecs dus au climat difficile, aux épidémies et aux conflits avec les Autochtones.
Impact de la colonisation sur les peuples autochtones
Les premiers contacts avec les Européens ont causé une disparition massive des populations autochtones. Sur les 10 000 personnes vivant sur le littoral à la fin du 16e siècle, il n’en restait plus que 1 000 un siècle plus tard. Cependant, un renouveau a eu lieu au début des années 2000, avec plus de 9 000 autochtones recensés. Bien que des progrès aient été réalisés en matière de droits, la question du droit à la terre reste une problématique non résolue.
La Guyane, un « nouveau Canada » avorté
À la suite de la cession du Canada à la Grande-Bretagne en 1763, le duc de Choiseul propose de coloniser la Guyane pour remplacer la perte du territoire. Entre 1763 et 1765, 600 Acadiennes et Acadiens et de 10 000 à 15 000 colons français arrivent en Guyane. Cependant, les conditions de vie difficiles et les épidémies déciment rapidement la population. En 1767, seuls 400 Acadiens et Acadienne s migrent vers la Louisiane, et quelques familles persistent à vivre en Guyane.
L’esclavage et l’essor démographique
L’esclavage, bien que moins développé qu’en Guadeloupe ou en Martinique, a joué un rôle économique majeur en Guyane. En 1848, lors de l’abolition de l’esclavage, 12 000 esclaves sont affranchis, qui représentent la majorité de la population. La Guyane devient également une colonie pénitentiaire en 1795, avec l’envoi au bagne Les bagnards et bagnardes constitueront jusqu’à 15 % de la population.
Depuis les années 1950, la Guyane connaît une croissance démographique rapide, passant de 25 000 à 300 000 habitantes et habitants. Cette croissance est soutenue par une forte immigration et un taux de natalité élevé.
Dynamisme économique et secteurs en expansion
La Guyane est en plein développement. Ses secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l’énergie verte et des hautes technologies, avec la présence du Centre spatial guyanais, contribuent à l’essor économique de la région.
Un portrait linguistique unique
Aujourd’hui, plus de 40 langues sont parlées en Guyane. Cette diversité linguistique est renforcée par la coexistence de créoles à base française et anglaise, ainsi que de nombreuses langues autochtones. Environ 14 % de la population parle le français comme langue maternelle, mais la plupart des Guyanaises et Guyanais sont multilingues : 93 % des enfants parlent au moins deux langues dès l’âge de 10 ans.
Depuis 2010, des programmes d’enseignement bilingue sont disponibles pour les élèves issus de milieux créolophones ou autochtones, bien que l’adaptation des méthodes d’enseignement reste un défi. Le taux de décrochage scolaire en Guyane atteint près de 40 %, ce qui contribue à un taux de chômage élevé chez les jeunes non diplômés.
L’enseignement supérieur et la francophonie
L’Université de Guyane, membre de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), propose des programmes adaptés aux enjeux locaux, tels que la santé tropicale, la biodiversité et l’interculturalité.
Quelques dates clés de l’histoire de la Guyane française
1500
Vincent Pinson est le premier Français à longer les côtes de la Guyane.
1643
Fondation de la ville de Cayenne.
1763
Arrivée des Acadiennes et Acadiens et des colons français.
1795
Création des bagnes; la Guyane devient une colonie pénitentiaire.
1848
Abolition de l’esclavage en Guyane.
1946
La Guyane devient un département français d’outre-mer.
1950
Début de la croissance démographique et économique.
Sources : Bernard Cerquiglini (dir.) (2011), Centre d’études et de réflexion du monde francophone, Jacques Leclerc (2019), Portail du droit outre-mer, Alexis Tiouka (2016)






